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La première fois que je suis tombée amoureuse ...

Photo de T0ki0-en-Permutati0n

T0ki0-en-Permutati0n

Description :


-" Empty spaces - what are we living for?
Abandoned places - I guess we know the score..
On and on!
Does anybody know what we are looking for?

Another hero - another mindless crime.
Behind the curtain, in the pantomime.
Hold the line!
Does anybody want to take it anymore?
The Show must go on!
The Show must go on!Yeah!
Inside my heart is breaking,
My make-up may be flaking,
But my smile, still, stays on!

Whatever happens, I'll leave it all to chance.
Another heartache - another failed romance.
On and on...
Does anybody know what we are living for?
I guess i'm learning
I must be warmer now..
I'll soon be turning, round the corner now.
Outside the dawn is breaking,
But inside in the dark I'm aching to be free!

The Show must go on!
The Show must go on! Yeah,yeah!
Ooh! Inside my heart is breaking!
My make-up may be flaking...
But my smile, still, stays on!
Yeah! oh oh oh

My soul is painted like the wings of butterflies,
Fairy tales of yesterday, will grow but never die,
I can fly, my friends!

The Show must go on! Yeah!
The Show must go on!
I'll face it with a grin!
I'm never giving in!
On with the show!

I'll top the bill!
I'll overkill!
I have to find the will to carry on!
On with the,
On with the show!

The Show must go on."


-" Enfant, je rêvais d'étourdissantes aventures fourmillantes de dangers mais je n'arrivais pas à trouver la porte d'entrée vers un monde parallèle ! J'ai fini par me convaincre qu'elle n'existait pas. J'ai grandi, vieilli, et je me suis contenté d'un monde classique... jusqu'au jour où j'ai commencé à écrire des romans; Un parfum d'aventures s'est alors glissé dans ma vie. De drôles de couleurs, d'étonnantes créatures, des villes étranges.. J'avais trouvé la porte."

"Roxanne, you don't have to put on the red light
Those days are over
You don't have to sell your body to the night
Roxanne, you don't have to wear that dress tonight
Walk the streets for money
You don't care if it's wrong or if it's right

Roxanne, you don't have to put on the red light
Roxanne, you don't have to put on the red light
Put on the red light, put on the red light
Put on the red light, put on the red light
Put on the red light, oh

I loved you since I knew ya
I wouldn't talk down to ya
I have to tell you just how I feel
I won't share you with another boy
I know my mind is made up
So put away your make up
Told you once I won't tell you again it's a bad way

Roxanne, you don't have to put on the red light
Roxanne, you don't have to put on the red light
You don't have to put on the red light
Put on the red light, put on the red light. "

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Par conséquent rien de nouveau ne sera posté pendant un ou deux mois.

Mais "Le jours de ma mort" continue !

Je suis réellement désolé pour tout ça, mais c'est indispensable.
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#Posté le dimanche 12 septembre 2010 16:06

Chapitre n° l : Un Ré veille Cache-merdesque / Un réveille cauchemardesque.

PDV Bill :

-Roxanne, ça fait trois fois que ton réveille sonne ! Maintenant tu lève ton cul, sinon tu vas être en retard à l'école.

Qu'est-ce qu'il lui prend à celle la de gueuler si fort dés le matin ?
Je pris mon oreiller et le rabattis sur ma tête avant de tenter de me rendormir. Hier j'avais fêté mes 18 ans, avec mon frère Tom. J'avais beaucoup bu. J'étais fatigué, pourtant je ne ressentais pas les effets de l'alcool...

-Bon maintenant ça suffit tu arrête de flemmarder et tu te lèves ! Cria une voix de femme prés de mon oreille.

Avant de tirer ma couette, découvrant mon corps jusqu'à mes pieds. Puis d'ouvrir rageusement les rideaux laissant ainsi pénétrer la cruelle lumière. Pour finir par claquer violemment la porte.
J'entrepris de me lever afin de lui dire ce que je pensais de ses manières, lorsque quelque chose m'intrigua. Enfin, même plusieurs.
Mais la principale fut le faite que ce n'était pas ma chambre. Malgré mon ivresse, je suis persuadé d'être rentré à l'hôtel après la soirée !
Soudain parfaitement réveillé, je sortis de mon lit et entrepris d'inspecter les lieux. C'était une chambre d'ado. Putain qu'est que je foutais là ?
Mon regard croisa le miroir et je ne pus retenir un cri. La porte s'ouvrit.


-Qu'est-ce qu'il y a s½urette ? Tu t'es découvert un bouton sur le visage, ou alors, est-ce tout simplement la vision de ta tête le matin ? Et reste pas planté là ! Je n'ai pas envie d'arriver en retard ! S'exclama un garçon avant de fermer la porte.

Je fixais toujours mon reflet, car à l' endroit ou aurait du se trouver l'image d'un jeune garçon bruns de 18 ans, se dressait celle d'une ado de 17 ans.
Il n'y avait qu'une solution, je rêvais, oui, j'étais en plein délire. Mais quelque chose me perturbais, dans un rêve tous parait logique, alors qu'en ce moment même, j'ai absolument conscience que rien de tous ceci ne l'est.
La surprise passée, je pris la décision de jouer le jeu et de filer prendre une douche. Ce qui fut particulièrement gênant, car, évidement ce n'était pas mon corps.
Une fois sortis et totalement éveillé, je m'enroulais dans une serviette moelleuse avant de regagner ma chambre. Je me permis de fouiller dans les tiroirs afin de trouver une tenue correcte. Je choisis donc un jean foncé ainsi qu'un simple débardeur rouge .
Une fois habillé, je risquais un nouveau regard vers la glace afin de m'observer plus en détaille. « Mon hôte » c'est ainsi que j'allais l'appeler, était une jolie jeune fille. Plutôt fine et bien proportionnée, le teint pale, les yeux verts, avec de long cheveux bruns, bouclés.
Sur son bureau je vis du maquillage, j'entrepris donc de m'en appliquer un petit peu. Une fois cela finit, j'osais une percé en territoire inconnu. La porte s'ouvrit sur un long couloir, dans lequel je choisis de m'engager, suivant les voix.
Mon chemin aboutit dans une cuisine. Dedans un homme, une femme et un garçon qui devait avoir mon âge, celui du vrais moi, était rassemblés autour d'une table.

-La belle au bois dormant est enfin réveillée ? Aller prend un bol puis va te brosser les dents, Raphaël et toi n'allez pas tarder à devoir y aller !

Elle avait dit ça en regardant le garçon qui devait surement être mon frère. Il s'appelait donc Raphaël.

-Salut. Murmurais-je, intimidé avant de les rejoindre et de me servir un bol de céréale.

Je ne dis pas un mot et me contentais de les écouter. Ainsi la femme était ma mère et l'homme mon père. Une famille non-divorcé, quel miracle de nos jours ! J'appris également, que je m'appelais Roxanne. On a bien du m'appeler une dizaine de fois, avant que je ne comprenne que c'était à moi que l'on parlait.
Après tout je m'en fiche, je finirais bien par me réveiller. Je pris mon sac heureusement déjà préparé (vive les femmes organisé) et emboitais le pas à Raphaël, qui par joie était en terminal dans mon lycée. Tandis que j'étais en première L.
Après 30 minutes de bus, merci au ramassage scolaire, je pus enfin apercevoir le lycée de Roxanne. Il ressemblait ni plus ni moins a tous les lycées d'Allemagne, comme celui dans lequel j'avais moi-même été, il y a un certain temps.
Je sortis du car et mon frère m'abandonna aussitôt. Je me mis donc à réfléchir à l'éventualité de sécher, lorsque un bras m'enserra la taille, et des lèvres se posèrent sur ma bouche.


-Coucou ma puce comment ca va ?
-Putain, mais c'est quoi ton problème ! Hurlais-je avant de me rendre compte que le garçon qui venait de m'embrasser devait être le copain de Roxanne, et que je venais de faire une grosse gaffe.


Il m'observait en fronçant les sourcils.

-Euh... Excuse moi, c'est juste que... Tu m'as fais peur.
-Désolé mon c½ur, je ne voulais pas ! J'eus le droit à un autre baisé pour la peine.


Tout cela ne m'enchantait pas vraiment. Bien que son copain ne soit pas vraiment laid, il était d'ailleurs plutôt pas mal, je ne suis pas gay ! Et rêver de ça est plutôt contrariant. A quoi joue mon subconscient ?

-Bon ! On va en cours ! Reprit le petit-copain, tout en passant sa main dans la poche arrière de mon jean, profitant ainsi du contact avec mes fesses.

J'aurais vraiment aimé le frapper, mais quelques choses me disaient que ce n'était pas une bonne idée.
Arrivé devant la salle, plusieurs filles et garçons vinrent nous dire bonjour. Une fois devant la salle, Julien, puisque c'est ainsi qu'il s'appel, se détacha de moi.

-Roxanne comment s'est passé ton week-end ? Tiens ta changé de façon de te maquiller, ça te va bien !
-Merci...


Les heures passèrent, et mon rêve continua. Lorsqu'à la cantine, mon pied tapa contre une table, la douleur acheva mes doutes.
Je n'ai jamais vraiment cru à la magie, ou à tout ce baratin. Mais j'étais obligé de l'admettre, tous ceci étaient bien réel. Je ne suis pas fou !
J'étais donc coincé, je ne sais comment, dans le corps d'une inconnue, pour je ne sais combien de temps. Si j'étais là, cela signifiait qu'elle devrait se trouver dans mon corps. Il fallait donc que je me retrouve, dans tous les sens du terme. Par ailleurs, mon jumeau me manquait... Rares étaient les fois ou j'avais été séparé de lui plus de quelques heures...
Cette incroyable journée s'acheva, sans faute majeur, j'étais plutôt fière de moi. Quelques confusion féminin/ masculin, des prénoms que je ne connaissais pas, des fois ou l'on m'appelait sans que je ne me reconnaisse. Mais dans l'ensemble, rien de bien important.

PDV Roxanne :

Lorsque j'ouvris les yeux, tout ce mit à tourner. J'avais affreusement mal à la tête, j'avais des vertiges, et un mal de ventre, comme une envie de gerber.
Le soleil perçait déjà bien haut dans le ciel. Je le vis à travers mes paupières closes, d'ailleurs collées par un important manque de sommeil. J'avais pourtant été raisonnable ce week-end !
J'entrepris de décoller mes yeux, tout en attrapant mon réveil pour y lire l'heure.
Mais sur la table de nuit, il n'y avait rien qu'une lampe, qui alla s'effondrer sur le sol, dans un fracas ahurissant.
Merde !
Je décidais donc de me lever. Laissant la lampe gire sur le sol. Elle ne tombera pas plus bas !
J'observais la chambre, ce n'était pas la mienne. J'avais la gueule de bois et je ne me trouvais pas chez-moi. Bordel, qu'est ce que j'avais foutus hier au soir ? Il me semblait pourtant m'être couchée chez moi vers 23h00, sans avoir touchée à une goute d'alcool.
Là ça craint. Je sortis du lit, le corps flageolant, et visitais la chambre, plutôt mal rangée. Une valise ouverte trônait au milieu, un tat de linge éventré un peu partout. Des vêtements d'hommes. De pire en pire qu'est ce qu'il m'arrivait ?
Sur le bureau, il y avait plusieurs feuilles éparpillées un peu partout. C'était des desseins, des partitions, des paroles de chanson. Des paroles que j'aurais reconnus entre mille, celle de Tokio Hotel. Mon regard se posa alors sur la porte, laissant la feuille retomber, lentement, sur le bureau. Il y avait un panneau, un panneau indiquant les sorties de secours du bâtiment. Je devais surement me trouver dans un hôtel... Je passais ma main dans mes cheveux, comme je le faisais à chaque fois qu'une situation m'échappait. Un détail m'arrêta. Mes cheveux étaient raides et sec, ce qui n'était absolument pas mon cas habituellement. J'en saisi une poignet et les observaient. Noir, ils étaient noirs charbon. Qu'est ce que c'est que ce bordel ?
Je courus vers une salle de bain que j'avais repéré un peu plus tôt. Lorsque je vis le miroir un cri strident transperça le silence de la pièce. Je fis un pas en arrière, et trébuchais sur quelque chose de mou. J'atterris sur le cul.

-Aïe ! Criais-je en plaquant une main sur ma gorge.

La voix qui en était sortis était, grave et masculine. Une voix que je connaissais par c½ur, pour l'avoir tant de fois écouté. Je n'avais donc pas rêvé.
Je posais une grande main sur l'évier, mes doigts étaient peinturlurés de noir, et me redressais.
Là, devant moi, ou plutôt à ma place, se dressait le corps du garçon le plus sexy d'Allemagne, celui d'une star mondiale. Bill Kaulitz.
Il était vêtu d'un simple tee-shirt et d'un boxer. Il était pâle du à la cuite qu'il avait du se payer pour fêter ses 18 ans. Et il avait un regard ahuri, un regard ahuri que je provoquais. Car, oui c'était bien moi, Roxanne, dans le corps de cette icône. Ce fut la goutte de trop, je me précipitais au dessus des toilettes, afin de rendre tous les excès de SA soirée.
Une fois cela fait, je me brossais les dents, et entrepris de me doucher. Une fois dévêtus, je croisais mon, enfin son corps, dans la glace. Plutôt pas mal.
Je pris donc rapidement ma douche, et sortis m'habiller. J'essayais d'être réaliste en imitant ce que lui aurait porté, mais ce n'était pas encore ça.
Mon regard croisa une nouvelle fois le miroir. Devais-je me maquiller, comme on le voit sur tous les posters, ou rester naturel ? Et que faire de ces cheveux ? Je ne pense pas pouvoir comme lui, défier les lois gravitationnelles, je ne suis pas à la hauteur !
J'optais donc pour un rapide coup de crayon et choisis de juste brosser les cheveux. Tempi, ils resteront comme ça!
Je vis une lettre posée sur la moquette prés de la porte, quelqu'un avait du l'y glisser.
Je la pris, méfiante. Quelques mots étaient griffonnés dessus en patte de mouche.

« RDV dans le hall de l'hôtel à 15h, t'as ton rendez-vous chez le tatoueur à 16h30.
TOM
P.S: Fait attention, il se peut que quelques fans traînent dans l'hôtel. »

Je pris le portable dernier cri que j'avais vu trainer sur le bureau. 14H30.
Mon portable se mit à vibrer, je décrochais soucieuse.

« -C'est Tom ! T'es réveillé ?
-En effet.
-Je voulais juste savoir si tu étais bien réveiller... mais apparemment oui !
- Oui !
-Sinan, il te reste des clopes ?
-Je regardes.


Je me mis à chercher désespérément du regard l'endroit ou Bill avait bien pu cacher ce foutu paquet. Je vis un sac à main, à moitié vidé sur le sol. Je me mis a fouiller dedans, avant d'y trouver un paquet de Marlboro à moitié plein.


-Oui, j'ai !
-Ok, tu pourrais me dépanner ? On se retrouve en bas dans 5 min !?
-D'accord j'arrive ! »


Il raccrocha.
Je pris une veste en cuir qui trainait sur une chaise, pris le paquet de clope et m'apprêtais à sortir. Je claquais la porte derrière moi. L'ascenseur se trouvait en face de ma chambre, j'y pénétrais et appuyait sur le bouton RC. Je me trouvais au 12iéme. L'hôtel devait être immense. La cabine diffusait une musique classique.
Je pris ce temps à partis, pour réfléchir à tous ce bazar. Je fus moi-même surprise du calme avec lequel je prenais toute cette histoire. J'étais parfaitement consciente que tout ceci n'était pas un rêve, alors a quoi bon paniquer, il fallait toutefois que je trouve une solution. Je n'allais pas squatter ce corps indéfiniment.
Les portes s'ouvrirent sur un hall bondé et abondamment éclairé. Je fis un pas hors de la cabine et me entrepris de chercher le jumeaux de Bill.
Parmi les gens qui m'entouraient je reconnus quelques célébrités nationale.

-Bienvenue dans le beau monde... murmurais-je.
-Qu'est ce que tu racontes ? dit un garçon à mon oreille.


Je sursautais avant de me retourner et de voir Tom.

-Rien.

Il portait, à son habitude, un large tee-shirt noir et un grand baggy.

-Bon, on va fumer ?
-Je te suis !.


Je le suivis jusqu'à une petite cours. Entre tant, il salua plusieurs personnes, qui devaient être des gens du Staff.
Une fois dehors, je lui tendis une cigarette.Et en saisis une à mon tour.
Mon corps accepta cette dose de nicotine avec soulagement. Cette merde finira par me tuer.


-T'es bizarre aujourd'hui ! Lâcha Tom tout en me fixant droit dans les yeux.

Je le défiais du regard attendant la fin de son raisonnement, qui ne tarda pas à venir. align]

-Tu t'es pris une belle cuite, hier.

Je souris de soulagement.

-Je manque aussi de sommeil !
-M'en parle pas ! A la soirée, il y avait une de ces bombasse, vraiment fabuleuse...


Il commença à me raconter ses exploits sexuelles, ce qui me fit sourire. Ainsi, il était vraiment comme tous ces magazines le décrivaient. Mon esprit divergea. Il était bien plus facile de parler avec lui que je ne l'aurais cru. Je commençais à me détendre.

-Et sinon, prés pour ce tatouage ?
-Pas vraiment, je commence à flipper !


Ce qui s'avérait être vrai. Bien que les aiguilles ne me terrorisent pas, j'allais surement souffrir...


-T'inquiète, je serais, là ! S'exclama-t-il en posant une main rassurante sur mon épaule.

Ce contacte me donna des frissons. Après tous, ils étaient ceux dont j'avais plusieurs fois rêvé d'approcher. Et Tom était à présent devant moi. Sans parler de Bill, qui... qui abritait mon esprit. Cette phrase est absurde...


-Et au faite, pourquoi y aura-t-il une séance de maquillage ?
-Parce que quelques photographes viendront te photographier pendant le tatouage. Et puis l'on enchaine tous de suite après avec une interview sur nos 18 ans...
-Super ! Lâchais-je ironiquement.


Non seulement j'allais souffrir. Mais en plus, des journalistes seront là pour le montrer au monde entier...


-Et après c'est quoi le programme ?
-On rentre a l'hôtel, demain on prend l'avion pour aller voir les parents pendant 3-4 jours, puis on termine la tournée en Allemagne et direction la France...


C'est bien ce que je pensais, leur tournée n'était pas terminée. J'allais devoir chanter. Bill, je te fais confiance ! T'a intérêt à réintégrer ton corps illico-presto avant les concerts ! Ne me laisse pas dans ta merde !
Je vis Tom écraser sa clope dans le cendars' et je fis de même. Puis l'on partit déjeuner. Tom paressait soucieux. Il fallait que je me comporte comme Bill l'aurait fait.
C'est-à-dire euh... Le charrier ? Je pense que c'était faisable. Pour le reste, je ne connaissais rien du caractère de cette sulfureuse star.
Bill où es-tu ? Surement dans mon véritable corps... Je me mis encore une fois à rougir. Il était chez moi, ou dans mon lycée, avec mes amis, avec ... Julien. Je souris. J'avais prévus de casser avec Julien, qui devenait particulièrement possessif. Je pense que j'aurais tous donné pour voir Bill se démerder dans ma vie. J'espère qu'il ne fera pas trop de connerie.
Je pris un simple café, tout autre ingrédient solide aurait surement été rendu dans les toilettes.
Tom, lui, se goinfra. Je l'observais éc½uré.

-Quoi ? Demanda-t-il.
-Tom, tu mange vraiment comme un porc.


Je le vis sourire.

-Et toi comme une fourmi. Pas étonnant que tous les journaux racontent que tu es anorexique.
-Fais gaffe a toi, Tom Kaulitz ! Grondais-je.
C'est pas parce que j'ai une taille de guêpe que je ne peu pas te foutre une raclée.
-J'attend de voir ça ! S'exclama-t-il en souriant.


Gustav et Georg arrivérent, mettant fin à nos affrontements.
Une fois le repas achevé, l'on se dirigea vers une camionnette qui nous emmena Tom et moi, chez le tatoueur. Là-bas, une demi-heure de maquillage et de coiffage m'attendaient. Le pied. Avant que je ne me retrouve face à face avec le tatoueur armée de sa machine terrifiante.

-Bien, Bill ! Nous avions dit avant-bras gauche, c'est bien ça ?
-Oui, oui... couinais-je.


Tom saisis ma main droite, pendant que l'employé s'accapara mon bras gauche.


-Bon, ne bougez pas. Ca va faire mal, et ca va prendre du temps donc, courage !

La douleur se fit ressentir très vivement. Des larmes perlèrent sur mon visage, pendant que des journalistes se mirent a me mitrailler.

-Bande de Sadique ! Je les hais ! Murmurais-je à l'oreille de Tom.
-Courage, il faut souffrir pour être belle... Et puis, c'est toi qui l'as voulu !
-Pourquoi tu ne m'as pas empêché de faire cette connerie, déjà ?
-Parce que Bill, la seul personne plus têtus que moi, sur cette terre, c'est toi ! Ca t'apprendra à ne pas écouter les précieux conseils de ton frère chéri.


Bill je te hais ! Murmurais-je cette fois-ci pour moi-même.
Le tatouage pris plusieurs heures, je m'évanouis plusieurs fois dans les bras de Tom, qui n'as pas arrêté de me soutenir. Mon véritable frère n'aurait jamais fait ça pour moi. Je me mis à envier la relation de Tom et Bill. Ils avaient beaucoup de chance.
Ceci finis, David, annula l'interview, car j'étais épuisé. Nous la ferions demain avant de prendre l'avion. Nous sommes donc rentré a l'hôtel. Mon bras n'était plus que douleurs. Et je ne distinguais même pas le tatouage que Bill avait tant voulu se faire, car pour le moment ce n'était qu'un assemblage de croute et sang séché recouvert d'un bandage.
Je m'endormis sans manger.


PDV Bill :


Les cours finies, je pus enfin rentrer chez Roxanne, en bus. Julien n'a pas arrété de me coller toute la journée. Mon "hôte" était jolie, elle méritait mieux que ce pauvre abruti.
Une fois arrivé, j'avais faim. Je pris la direction de la cuisine, afin de me mettre quelques choses sous la dent. Puis je partis m'enfermer dans ma chambre. A présent calme, je me permis de l'observer plus minutieusement. Roxanne avait dessiné sur l'un des murs, elle était d'ailleurs très douée. La cloison opposée, était recouverte de diverse phrases, poèmes ou simple mots. Tandis que sur un troisième, trônait plusieurs posters à l'effigie de groupe, j'en reconnus d'ailleurs quelques uns de Tokio Hotel. J'avais l'impression de m'observer cela me gênais. Je décidais donc de les détacher.

-Tiens ! T'es enfin décidé de lâcher ces PD et leur rock de merde ? S'exclama le crétin de frère de Roxanne à la porte de ma chambre.
-On ne t'as jamais appris à frapper avant d'entrer bouffon ? Et non, je ne les lâche pas je réorganise, nuance !


Il s'en alla en rigolant. Je remis tous les posters à leurs places, pour le faire chier, bien que ce soit totalement puérile.
A présent, il fallait que je trouve une solution, pour entrer en contact avec les TH. Je tentais donc de me souvenir ou nous nous trouvions et qu'allions nous faire lorsque l'incident était arrivé. Le tatouage me revint à l'esprit. Je me mis à sourire. Après tous, elle m'avait piqué mon corps, à elle d'en subir les désaventages...
Mon regard se posa sur son ordi. Parfait, j'allais pouvoir effectuer quelque recherches...


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#Posté le dimanche 07 mars 2010 15:40

Modifié le mardi 06 avril 2010 17:50

Chapitre n°II: FRANKLY, Today I don't Care if god exists o not :-)/ Franchement, aujourd'hui, je m'en fou de savoir si Dieu existe ou non !

PDV Roxanne :

Le lendemain matin, la douleur avait quelque peu diminué.
Elle revint toutefois très vite, lorsque je dus faire mes bagages. Ce qui ne fut, d'ailleurs pas chose facile. Bill avait laissé sa chambre dans un état déplorable. Des vêtements se dissimulaient un peu partout dans la pièce.
Je m'y afférais encore, lorsque, Tom vint m'avertir, 1 h plus tard, qu'il était temps de descendre, car la maquilleuse m'attendait.
Je finis donc de rassembler rapidement les affaires. Abandonnant l'idée de les plier. Je les mis en boules dans l'espace, à présent très restreint, de la valise. Je dus d'ailleurs demander à Tom de s'asseoir dessus pour pouvoir la refermer.
Après une heure de maquillage et de coiffage, vint l'heure de l'interview.
Seul, Tom et moi étions interrogé. Gustav et Georg étaient, par conséquent, repartis hier au soir, dans leurs familles respective.
Les questions portaient principalement sur la fête d'anniversaire, dont je ne savais rien. Ou le tatouage. Je fis donc semblant de ne pas me sentir bien, et Tom parla presque tous seul.
L'interview à peine achevée, mon portable vibra.


« -Oui ?
-Salut ! Est-ce que... c'est bien Bill Kaulitz ?
- Lui-même !
-Ahhhhh ! Les filles, les filles ! J'ai Bill de Tokio Hotel au téléphone ! Je lui dis quoi ???
J'y crois pas que ce soit le bon num'... »


Je mis fin à la communication. Le cri strident que la fille avait lâché, avait eu pour conséquence de rendre déficient, l'un de mes précieux tympans.


-Qui c'était ? Demanda Tom, intrigué.
-Une hystérique, qui a réussis, je ne sais comment, à se procurer mon numéro de téléphone.
-Et alors qu'est ce qu'elle racontait cette fois ? Demanda Tom, que ces histoires faisaient, apparemment, beaucoup rire.
-Pas grand-chose, elle s'est contentée de m'exploser un tympan, en criant à s'en démantibuler les cordes vocales.
-Rien de bien intéressant ...


Ces appels devaient devenir monotone...
Les journalistes parties, direction l'aéroport. Plusieurs paparazzis nous suivirent. Une fois arrivée, je fis l'erreur de vouloir aller pisser, sans capuche et sans lunette. Une fan, me reconnue et en ameuta une dizaine.
Si un vigile n'était pas intervenu, je me serais retrouvée totalement démembrée. Chaire et os ramenés en trophée par ces jeunes demoiselles. L'amour tue.
Tom me fit la morale, me demandant ce qu'il m'avait pris de ne pas me déguiser. S'il savait... Une voix féminine, annonçant l'embarquement de notre avion, le coupa dans ses réprimandes.
Une hôtesse de l'air, au sourire commercial, valida nos billets. Une hôtesse de l'air, au sourire commercial, nous indiqua l'emplacement de nos sièges premiers classe. A peine assis, une hôtesse de l'air, au sourire commercial, vint s'enquérir de notre confort.
Ils payent vraiment les gens à rien foutre.
Bizarrement Tom, n'avait prononcé aucun mot, depuis que nous avions composté nos billets.


-Hey. Ca va ? Tu n'as même pas essayé de draguer, l'une de ces charmantes hôtesses ?
-Je préfère les hôtesses de terre. Murmura t'il blanc comme un linge.


Je me souvins alors, avoirs lus quelques part, que Tom était aérodromophobe, il avait la phobie des avions. Je lui saisis la main en signe de soutiens. Il me regarda en souriant, puis reporta son attention sur une hôtesse elle aussi au sourire commerciale, qui effectuait les signes censés nous sauver en cas de « crash ». Je le vis les mémoriser, comme si cela lui serait vraiment utile.


-Tu crois que y'a vraiment des masques qui vont tomber du plafond ? M'interrogea Tom le plus sérieux du monde.
-Non, je pense que le tient restera coincé ! Je le vis blêmir un peu plus.
Tom, il n'y aura pas d'accident. Maintenant, détend toi !


Il ne répondit rien, explorant, à présent, une feuille indiquant les sorties de secours. Il les fixa, une à une, évaluant la distance qui le séparait de ces dernières. Et réfléchissant, par quelle porte, il serait le plus judicieux de s'échapper.
Cette fois, je ne pus m'empêcher de rire. Le grand Tom Kaulitz, aussi terrorisé, était un spectacle très intéressant.
L'avion s'ébranla, ce qui provoqua un petit couinement chez mon voisin. L'appareil commença à prendre de la vitesse, puis dans un soubresaut, décolla.
Tom, effrayé, saisis violemment mon bras. Je ne pus m'empêcher de crier, sous la pression qu'il exerçait.

-Tom! Putain! Mon tatouage.
-Oh! Excuse-moi! Je n'y pensais plus, c'est juste que quand...
-Oui, je sais, je sais ! C'est pas de ta faute ! Mais bordel, qu'est ce que ça fait mal !


Il s'excusa, une nouvelle fois, en m'observant avec une tête de chien battu. L'incident fut clos. Mon regard dériva sur le hublot. De là, je voyais Munich rétrécir. Bientôt, je ne vis plus que le toit des immeubles, et enfin une simple couche de nuage. Nous avions quitté terre, pour monter aux cieux.
Je me demandais ce que faisais Bill. Comment allais-je le retrouver ? Chacun de mes faits et gestes étaient surveillés. J'avais l'impression d'être le patient fou, d'un hôpital psychiatrique douteux. Dont chaque parole, pensées ou gestes, était analysé, disséqué, broyé, détruit.
Ou peut- être est-ce, moi qui je deviens folle ?
De plus le planning de Bill devait être plein jusqu'à l'année prochaine.
Je ne pouvais pas me rendre là-bas... Je profiterais de ces quelques jours pour trouver une solution. Il fallait tout d'abord réfléchir à ce qui avait bien pu se passer.
Je me demandais également, à quoi ressemblaient les parents des jumeaux. Allaient-t'ils se rendre compte de cette falsification ?
Mes yeux devenaient lourds.

-Ne me dit pas que tu vas encore dormir ? S'écria Tom.
-C'est tout à fait ce que j'entreprenais de faire ! Que veux-tu, je suis une flemmarde.
-Une flemmarde ?


Je dus mettre plusieurs minutes avant de comprendre ce qui clochait.

-Un flemmard, simple lapsus ! Repris-je calmement.
-Bill, tu sais ce que l'on dit : Les lapsus sont révélateurs.
-Tom... Va te faire mettre!


Sur ce, je m'endormis.

PDV Bill Kaulitz :

Au cours de mes recherches, j'étais tombé sur des photos de mon nouveau tatouage. Mon c½ur se serra. Ce tatouage était symbolique pour moi, voilà 4 ans que je l'avais dessiné, 4 ans que j'attendais sa réalisation. Mon c½ur flétris fut transpercé par une pointe d'amertume et de jalousie. Cette jolie jeune fille au prénom de Roxanne, m'avait tout volé. Ma vie, mes rêves, mon corps. Je me sentais comme un exiler.
L'usurpatrice, s'amusait avec mon frère, avec ma vie et ma carrière, pendant que je pourrissais dans son trou à rat. Une tornade de colère m'envahit. J'en voulais également à mon frère. Lui avec qui le destin m'avais lié lorsque nous n'étions alors qu'embryon, n'avait rien remarqué. Une cellule fragmentée en deux. Le même ventre, les même parents, la même vie. Il me connaissait par c½ur et ne se doutait de rien...
Je pris un feutre et le mot « injustice » alla s'ajouter aux nombreux autres sur un mur blanc.
Malgré ça, je ne savais, si je lui en voulais ou non.


Nos concerts étaient pleins. Il n'y avait rien indiquant notre destination. Ca m'apprendra à ne pas écouter ce que me raconte David.
Allongé, dans son lit, je me mis à réfléchir.
Un quart d'heure plus tard, une issue d'une facilitée déconcertante se profilait.
J'aurais du y penser plutôt...
Je pris le portable de Roxanne, et tapa rapidement mon numéro. A peine appelé, je raccrochais. Je n'avais rien préparé. Qu'allais-je lui dire.
Au bout de quelques minutes, un scénario en tête, je recomposais le numéro.
Il n'y avait pas de tonalité, le téléphone devait être éteint. Je réessayais une fois, mais aboutis au même résultat.
Ne surtout pas se laisser anéantir, je retenterais plus tard...
Mon regard divagua tout au long de sa chambre. Il parait qu'en observant la chambre des gens, on peut deviner qui ils sont.
Mis à part l'ordinateur, tous les objets semblaient être de récupération. Il n'y avait pas de lecteur CD, mais un lecteur Vinyle et à côté des 85 tours. J'en saisi quelques uns.
Led Zeppelin, The police, Deep Purple, Madness, The pills, The doors, The Beatles, Les Rolling Stones. Et bien d'autre que je ne connaissais pas. Sont truc était donc le rock des années 60- 80. Je les remis à leurs places. Les livres étaient du genre de ce que l'on étudie en cours. Elle semblait aimer plus particulièrement Oscars Wild. « Le portrait de Dorian Gray » semblait en mauvaise état, ce qui indiquait qu'il avait du être lu et relu. Un vieux réveil et une vielle chaine radio en bakélite trainait sur un meuble. Les murs de sa chambre étaient vert pale et blanc. Par rapport au reste de la maison, la déco de sa chambre était jolie.
Mon regard se posa sur une phrase de son mur :


« Viendra le jour où je te noierais dans la fureur des larmes qui ont coulé par ta faute.
Ce jour là, je dinerais devant ton c½ur décousu. Et je danserais, nue, devant ma catharsis.
Vie et souviens toi, les désespéré sont les plus beaux. »

Cette phrase me donna froid dans le dos. Je me demandais ce qu'avais vécu cette fille.
A travers elle, j'avais vu la distance qu'elle avait construite entre elle et ses parents. Mais pour se défendre de quoi ?
Je pris le téléphone et retenta mon coup. La tonalité se fit entendre. Puis, elle décrocha.


-C'est Bill Kaulitz, je pense qu'il faut qu'on parle. Enchainais-je d'un coup...
-Bill Kaulitz ? Murmura la voix amusée au bout du téléphone.
Je crois que l'on ne m'en aura jamais fais d'aussi bonne. Les fans sont vraiment timbrés. L'entendis-je murmurer avant de raccrocher.


Tom, te tuer, laisse moi te retrouvé et je jure de te tuer !



PDV Roxanne :

A peine sorti de l'avion, Tom avait repris ses habitudes. Décochant des sourires aguicheurs aux hôtesses de terre.
J'étais trop excédée, pour me réjouir de son rétablissement. Tout le monde nous observaient. Quelqu'un déguisé en flageolet géant serait passé plus inaperçu que Bill Kaulitz.
Une fois les bagages réquisitionnés, je pus me réfugier dans un taxi. Nous avions à présent une heure de voiture. Je pris un carnet et un stylo, et me mit à dessiner.
Mon crayon glissait à cause des remous de la voiture. J'abandonnais donc l'idée. Je pris le Ipod de Bill et fit défiler ses musiques à la recherche de quelque chose de potable.
Je repérais « So long, Marianne » de Leonard Cohen, la mis en boucle pour le reste du trajet.
Sa voix déchirante.
Un jour, vous-vous endormirez, privé de toute vie, le corps écorché. Des lambeaux de votre chaire, que la vie vous aura joyeusement arrachée de ses ongles de fumés, gisant au sol. Alors peut être, comprendrez-vous que ce monde est abiotique.
Non, je ne suis pas misanthrope, c'est juste qu'il y a deux choses que je déteste dans ce monde, les hypocrites et les imbéciles. Faite le tri et il ne restera plus grand monde.

Environs 3600 secondes plus tard. Une petite maison blanche, assiégée par d'imposant grillage en acier, se profila à la vue du car. Prés de moi, j'entendis Tom murmurer « enfin ».
Nous étions donc arrivés. Devant le portail, deux hommes taillés comme des camping-cars, tenait la garde. Une prison sous haute sécurité, voilà la première image qui me vint à l'esprit.
Tom ouvrit la fenêtre fumé et leur fit un signe. L'une des armoires à glace hocha la tête derrière ses lunettes noires et murmura quelque chose à son talkie-walkie, avant de reprendre une expression figée.
Les clôtures passées, la voiture s'engagea sur un petit chemin gravillonnée et s'arrêta devant la maison. Un homme et une femme se tenait devant la maison. L'homme posait une main tendre sur l'épaule de sa femme. Tous deux, ressemblaient au portrait de la famille parfaite, attendant leurs fils prodigues, de retour au bercail.
La mère et le beau-père des jumeaux. De la fenêtre, je pus observer les deux adultes à mon aise, pendant que le chauffeur finissait sa man½uvre.
L'homme, avait les cheveux grisonnant, mais ces yeux radieux qu'ont les adultes heureux.
Sa façon de se tenir affirmait son autorité, mais sa main sur l'épaule de la mère de Bill montrait à la fois son amour, et sa générosité.
La femme avait les cheveux longs et bouclés. Elle avait des mèches de couleurs blonde, mais ses racines plus foncer montrait que cette dernière était un peu passé. Sa coloration trahissais son excentricité et sa volonté de féminité, tandis que ses cheveux en bataille affirmaient qu'elle était trop occupé pour s'occuper de soit comme elle le voudrait.
Ce qui me frappa ce fut son sourire. Elle avait le même que Bill, le même que Tom. Elle leur avait également légué la forme des yeux, bien que leurs regard sois différent.
Tom paya le taxi et sortis. Je fis donc de même. Le temps que je contourne la voiture, il s'était déjà jeté dans les bras de sa mère, tandis que son beau-père lui donnait une tape amicale sur l'épaule. Bill aurait du être à ma place...
Je me sentais gêné, je restais donc en retrais sans savoir vraiment quoi dire, ou quoi faire. Aprés tous, pour moi ce n'était que des inconnus.
Gordon, leurs beau-père, vint me serrer la main, en posant celle qu'il lui restait de libre sur mon épaule. Il capta mon regard et murmura simplement :

-Bonne anniversaire, Bill. J'espère que cette nouvelle année te sera riche en bonne expérience !

Je lui souris. Bah tiens, c'est marrant, parce que là, une expérience j'en fais une bonne ! Bon, en vérité c'est plutôt flippant, écoute tu ferais quoi si t'étais coincé dans le corps d'un semi-inconnu ?
Je me retins.
La mère des jumeaux, s'approcha de moi le sourire aux lèvres.


-Je suis tellement heureuse de vous revoir ! Murmura-t-elle avant de m'enfermer dans la chaleur maternelle de ses bras.
-Moi aussi. Soupirais-je en lui rendant son étreinte.


On récupéra nos valises dans le coffre du taxi, qui pu enfin nous quitter, non sans nous demander un autographe pour sa nièce.
C'est bras-dessus, bras-dessous, que l'on pénétra dans la maison.
La porte débouchait sur un grand salon, à l'odeur de peinture à huile et de Lavande. Sur l'un des canapés en Dain blanc, dépassait un bout de chevelure blonde, il regardait apparemment la télé.


-Bonne anniversaire, les jumeaux ! S'exclama la silhouette blonde. Se levant du canapé pour nous faire face, deux bouteilles de champagne à la main et un sourire pendu aux lèvres.
-Andréas ! S'exclama notre mère. Il est à peine midi, on ne va pas se mettre à boire du champagne tout de suite ! En plus les pauvres sortent à peine de l'avion laisse les un peu se reposer !
-Tu sais, Bill n'a pas arrêté de dormir, je doute qu'il ait envie de se reposer ! Puis il reprit pour Andréas.
C'est gentil d'avoir perturbé ton emploi du temps de ministre pour venir nous voir !
-Vous êtes enfin majeur les gars, je voulais pas raté ça ! Mais bon, comme votre Maman joue les rabat-joie...
-Andréas ! Attention à toi ! S'exclama-t-elle en lui balançant un coussin sur la tête.


Je me mis à rire. Cette maison était plein de vie. Pas comme la mienne.


-On les mets au frais et on les ressorts ce soirs ? Entonnais-je, un sourire aux lèvres.

Tous le monde acquiesça.


-Il est 13h30, vous avez peut être faim, vous-voulez un croque-monsieur ?
-Oui ! S'écria tous le monde.
-Bon, mon cher Andréas, je crois que tu as une revanche à prendre sur XXX.
-C'est exacte ! Répondis-t-il, pendant que Tom se précipitait sur la PS3.
-Bon, moi je vais prendre une douche !
-Ok ! Euh, par contre, passe-moi ton portable, pour que je prévienne David que nous sommes bien arrivés. J'ai plus de forfait !


Je le lui déposais sur l'accoudoir du canapé en levant les yeux au ciel.
Puis, je montais à l'étage. Chambre et salle-de bain sont toujours à l'étage n'est ce pas ?
Il fallait donc que je trouve, des fringues, une serviette, ma chambre et une douche.
Je vis la salle de bain sur ma droite, une grande pièce blanche recouverte de carrelage blanc. A l'intérieur, je trouvais les serviettes dans le placard sous le lavabo.
Continuant ma visite, je vis une chambre ou « Bill » y était inscrit en lettre italique mauve. Vestige d'une enfance flétrie. Je poussais la porte.
Derrière, une chambre d'ado. Un lit simple fait, un bureau ranger, d'où dépassait des tiroirs, quelques cahiers. Les murs étaient blancs et prônait des posters de placebo et autre groupe. Sur la commode, trônait une photo des deux jumeaux plus jeune. Surement à l'époque de Devilish.
Je passais un doigt sur le visage de Bill avant de reposer la photo. Je m'assis sur le lit rebondit.
La chambre était fraiche, elle avait surement été aéré toute la matinée.
Alors que le propriétaire de cette pièce changeait, vivait, évoluait. Elle, restait identique à elle-même, comme figée dans le passé. J'en étais certaine.
D'un tiroir, je pris le nécessaire pour me changer, et partis en direction de la salle de bain.
Je me sentais toujours sale en sortant de plusieurs heures de transport.
Une fois finis, je partis rejoindre les garçons à l'étage inférieur.

-Bill ! Il y a encore une fan qui t'as appelée... Quelqu'un a du divulguer ton numéros...
-Qu'est ce qu'elle voulait ? Demandais-je sans grands intérêt.
-Pas grands chose, elle prétendait être toi !
-Quoi ? M'écriais-je.
-Vraiment stupide, n'est ce pas...


Bon, chapitre, essentiellement descriptif.
Mais c'est nécéssaire.
Sur la photo, c'est un peu l'idée que je me fais de Roxanne.
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#Posté le mercredi 10 mars 2010 12:07

Modifié le mercredi 07 avril 2010 07:48

Chapitre n°III : La fatalité a pointé son index brûlant sur mon coeur hypertrophié, effaçant mes derniers restes d'humanité.

PDV Roxanne :

Je pris le téléphone, et contempla mes derniers appels reçus.
Il y avait bien mon numéro de portable. Je veux dire, le miens réellement.


-Je reviens. Murmurais-je au deux ado scotchés à la télé.

Je pris une veste et sortis devant la maison. Les deux vigiles m'observaient d'un ½il suspicieux. Mais à la distance ou ils se trouvaient, ils n'entendraient pas ma conversation.
Je fis le rappel automatique. Après plusieurs « Bip », quelqu'un décrocha enfin.

-Bill ? Murmurais-je à l'appareil.
-Oui, c'est bien moi ! Répondis ma voix féminine au téléphone.


Je faillis exploser de rire devant l'absurdité de la situation. Je me retins afin de ne pas vexer mon interlocuteur.


-Est-ce que tu pourrais, s'il te plait, m'expliquer la situation. Repris la voix, dissimulant mal son énervement.
-Je suis désolé mais je n'en ai pas la moindre idée. Je suppose que tout comme toi, je me suis réveillée dans une chambre inconnu...
-Tu te fous de moi ? Tu n'as rien fais qui puisse expliquer ce ... merdier ! Genre, une incantation, ou je ne sais pas moi...
- Aux dernières nouvelles, je ne suis pas magicienne. Donc non, je n'en sais rien du tout...
-Putain. Alors je vais devoir me taper ton lycée, ton crétin de copain and Cie à perpétuité, pendant que tu te la coule douce !?
-Bill, j'ai faillis me faire arracher la tête par tes fans. Des paparazzis me suivent partout, à croire que je suis plus dangereux qu'Hannibal. Et honnêtement, ta vie ne ressemble en rien à des vacances! J'espère que tu es au courant. Ne croit surtout pas que je suis heureuse de me retrouver dans ton corps. Répliquais-je énervée. Pendant un moment, il ne répondit rien. Alors je repris.
Et puis, si mon copain te casse autant les couilles, que tu n'as plus, largue-le !
-Quoi ? T'es sérieuse.
-C'était qu'une question de temps, et ça m'évitera de faire tous le sale boulot...
-D'accord... Murmura-t-il ragaillardis.
Et sinon, on fait comment ?
-Bill, tu sais que tu as bientôt tes concerts ? Je commence à panique. Il y aura aussi des interviews etc.
Ca serait bien, si tu venais nous rejoindre, histoire que l'on réfléchisse à une solution, ou que tout au moins, tu m'aide à ne pas foutre en l'air ta carrière...
-Et tes cours ? M'interrogea-t-il.
-Il faut que je réintègre mon corps avant mon bac blanc. C'est les vacances dans deux semaines, tu peus bien un peu sécher.
-Oui, oui. Moi je m'en fou, c'est pas ma vie...
-Je sais bien...
-Et tes parents ?
-Dit leurs que... Tu fais une rechute et que tu va deux semaines au centre Freud.
-Une rechute ? Une rechute de quoi ?
- Ils comprendront... Bon, il faut que je te laisse ...
-Attend ! Je te rejoins ou ?
-On est chez tes parents pendant 4 jours... Ca ne les dérangerais pas que tu viennes ?
-Non, t'inquiète. Je te rejoins dans deux jours.
-D'accord appel moi pour me dire à quel heure tu arrives.
-Ok...


Sur ceux, l'on raccrocha.
Je rejoins les garçons sur le canapé et me servis du croque-monsieur. Ils jouèrent toute l'après-midi, le spectacle fut divertissant.
Andréas était en apparence comme tous les garçons que je connaissais. Il se donnait pour amuser la galerie des airs de séducteurs, imbus de sa personne, macho .Mais, il dissimulait une profonde gentillesse.
Pendant ce temps, Simone, c'était afférée en cuisine à nous préparer un repas digne de ce nom pour notre diné d'anniversaire. Tom avait parié contre Andréas que ça se finirait en Pizza, car d'après lui sa mère était un véritable danger en matière culinaire. Ce qu'Andréas n'avait pas réfuté, mais il contait sur la légendaire obstination de la concerné. D'après lui, c'est à cause d'elle si nous étions aussi têtus.
Andréas avait gagné.
La soirée se déroula paisiblement, pour une famille normale. Tous le petit monde trinqua pour nos 18 ans. Je profitais de la bonne humeur générale pour parler de Bill aux adultes :

-Je voulais savoir si ça ne vous dérangeais pas, qu'une amie reste avec nous pendant un certain lapse de temps.
Elle nous suivra aussi pendant les tournées, dis-je à l'intention de Tom.
-Moi, ça ne me pose aucun problème, mon chéri. Répondis Simone.
-Trinquons à Bill... qui c'est enfin trouvé une copine... S'exclama Tom en levant son verre.
-Et moi, je voudrais trinquer à Tom qui malgré 18 ans d'essais infructueux...
N'en à toujours pas trouvé !


Cela ne servait à rien de le contredire. Alors je le laissais patauger dans ses illusions.
Tous le monde leva son verre et le repas s'acheva.
Une fois le repas finit, Andréas partis, je regagnais ma chambre.
J'empruntais l'ordinateur de Bill afin de télécharger ma musique. « Roxanne » de The police.
Cette chanson qui m'avait donnée mon prénom. A croire que mon destin m'avait été assigné bien avant ma naissance.
Quelqu'un toqua à la porte avant d'entrer. C'était évidemment Tom.


-Alors, comment s'appelle l'heureuse élue ?
-Qu'elle heureuse élue ?
-L'inconnue qui vient après-demain ?
-Roxanne.
-Jolie prénom. Tu sais, je suis un peu vexé que tu ne m'en ais pas parlé. Je pensais que l'on se racontait tous...
-C'est pas ça. C'est juste, un peu compliqué. Mais tu sais je ne sors pas avec, comme je l'ai dit ce n'est qu'une amie.
-Une amie qui va nous suivre pendant la tournée ? C'est une fan ?
-En quelque sorte...
-Et alors, parle-moi d'elle ! Elle est comment ? Elle est bonne ? Tu l'as connu comment ?


Tom était un curieux insatiable. Il me posa toutes les questions possibles et imaginables.
Je lui expliquais, qu'elle m'avait abordé pendant que je faisais du shopping.


-Bon et bien, j'ai hâte de rencontrer l'élue de ton c½ur !
-Bonne nuit. Répondais-je en levant les yeux au ciel.


Une fois partis, je m'endormis.
Le lendemain, il ne se passa rien de particulier. Simone ressortis, nostalgique, de vieux album photo. Ce qui me fit beaucoup rire. Si vous aviez vue qu'elle connerie il faisait enfant...



PDV Bill Kaulitz :


Etrange expérience que de parler à soi-même.
Pendant le diner, j'avais annoncé aux parents de Roxanne, ma « rechute » et mon séjour au centre Freud.
Ils avaient parus soucieux, mais n'avais toute fois émis aucune opposition.
Roxanne était elle atteinte d'une maladie grave ?
Son frère m'observa avec un regard noir. Que ce passait t'il ?
Le lendemain matin, j'étais resté chez moi pour préparer mes valises. C'était également le jour de congé des parents de Roxanne.

-Roxanne ! Ce midi ton oncle nous a invités à venir manger ! Cria la mère de Roxane depuis la cuisine.
-Ok !
-Quoi c'est tout ? D'habitude tu me fais toute une scène pour ne pas y aller. Surtout qu'après t'es toujours fourré avec lui...


Normal, si elle détestait les réunions familial autant que moi...
Mais bon un repas, une ou deux heures grands maximum. Ce n'était pas la mer à boire...
A midi et demi, nous étions arrivé.
L'oncle en question, habitait un appartement d'une ville voisine.
Il environnait la quarantaine, cheveux grisonnant et ventre rond du à un abus de bière. Il portait un grand sourire à son visage, en nous serrant les un après les autres dans ses bras.

-Oh ! Comme tu as changé Roxanne ! Des spaghettis bolognaise, ça vous convient ?
-Oui, répondis la mère de Roxanne.
-Roxanne, tu viens m'aider en cuisine. Vous, allez-vous asseoir dans le canapé. Si vous voulez la télé est allumée. On n'en a pas pour très longtemps !


Je le suivis donc en cuisine, emportant avec moi, un gâteau que nous avions amené.
Mauvaise idée, de me demander d'aider en cuisine, c'est une chose pour laquelle je suis particulièrement nul.
La cuisine était tout en longueur, sur la gazinière, une casserole d'eau bouillait. Je déposais le gâteau sur le plan de travail, et m'assit sur le bord d'une table placer contre un mur. J'attendais les directives en le regardant touiller la sauce.

-On ne se voit plus très souvent en ce moment... Ca me rend triste tu sais ! Soupira-t-il.

Je ne répondis rien, car je ne connaissais pas les raisons de cette distance. Il prit un sachet de pate et le versa dans la casserole.
Il le jeta à la poubelle et fis quelque pas vers moi. Il me fixait droit dans les yeux. Je lui rendis un regard provocateur. Il cherche quoi là au juste ?
En une seconde, il plongea sur moi, une main sur ma poitrine l'autre derrière ma tête, m'obligeant à l'embrasser. Au bout de quelques secondes je réussis à me libérer et envoyait valser mon point dans sa figure.

-T'es complétement malade ? M'écriais-je.

Il vacilla à peine. Ce corps n'avait aucune force. Il m'attrapa par les cheveux, m'obligeant à descendre de la table et bloqua ma tête au dessus de la casserole bouillante.


-Comment t'expliquerais ça à maman. Grinçais-je.
-Tu as trébuché, a fais tombé la casserole sur ton jolie minois... A ton avis qui croiront t'il entre toi et moi ?
Bébé, je pensais qu'on avait trouvé un terrain d'entente. Ne m'oblige pas à te défigurer...


La buée brulante s'écoulait sur mon visage. J'avais l'impression de fondre. Je ne répondis rien.
Il lâcha mes cheveux et me prit par les hanches.

-Et bien tu vois !

Collé au plan-de-travail, son corps plaqué contre le mien je ne pouvais rien faire.
J'étais tétanisé. Ses mains passèrent sous mon tee-shirt et remontèrent dans mon soutien-gorge pendant que sa langue explorait mon cou.
L'une de ses mains redescendit et s'enfonça légèrement dans mon pantalon. Pendant quelques seconds il caressa mon intimité.
Je ne bougeais pas, le souffle coupé sous ses caresses.
Sa main ressortis et je le sentis déboutonner son pantalon. Je pris une grande inspiration afin de ne pas mourir asphyxié.
Il saisit l'une de mes mains, crispé au rebord en bois, et l'enfonça dans son caleçon, m'obligeant ainsi à le masturber.
J'avais envie de vomir. Je sentis sa respiration, il soufflait comme un porc, tout en mordant mon cou.
A côté de nous, quelque chose coula. Sous la surprise, il se recula précipitamment. La casserole d'eau avait débordé.
Je profitais de ce moment d'inattention pour fuir. En passant dans le couloir je vis une salle de bains.
Je m'y enfermais et me mit à me laver les mains frénétiquement.
Inconsciemment des larmes s'étaient mises à couler. Je ne m'étais jamais senti aussi humilier. J'étais également triste pour elle, triste et mal à l'aise. J'avais l'impression d'avoir découvert un détail de sa vie dont je n'aurais jamais du avoir connaissance.
J'étais aussi énervé contre ses parents, qui ne se doutaient de rien et continuait à l'emmener chez ce pédophile. Aujourd'hui, il avait été interrompu, mais jusqu'ou serait-il allé ?
Jusqu'où était-il déjà allé ?

-Roxanne à table ! Cria ma mère.

Je passais de l'eau sur mon visage, observait Roxanne une dernière fois dans le miroir. Il me sembla qu'elle me rendait un regard de défit.
Qui es-tu réellement ?
Pendant le repas, je ne dis pas un mot, me contentant de fixer mon assiette. Et parfois d'avaler un ou deux morceaux. Il me semblait que l'oncle de Roxanne, me lançait quelque fois des pics. Je l'aurais tué... J'en avais réellement envie. Pas seulement pour moi, pour Roxanne aussi. Sous la table, son pied frôlait parfois le mien. Mais peut être est-ce moi qui devenait parano.
Il me demanda de l'aider à débarrasser, mais je refusais. Restant planté sur ma chaise, même lorsque les parents de Roxanne me réprimandèrent.
La pauvre risquait d'en baver la prochaine fois, mais je me débrouillerais pour qu'il n'y ait pas de prochaine fois.
Puis vint le moment (tant attendu) de le quitter. Il serra la main des deux adultes et me pris dans ses bras.

-Roxanne... tu as été tous bonnement parfaite aujourd'hui, pendant cette courte séance.
Et j'ai hâte de te revoir...


Ces paroles me firent frissonner. Les parents de Roxanne n'avaient rien entendu. Evidemment, ils attendaient l'ascenseur plus loin. Je les rejoins en vitesse.
Une fois rentré à la maison, je finis de faire ma valise.
Les adultes, m'avait demandé si je désirais être accompagné.
J'avais évidemment refusé, vu que je ne me dirigeais absolument pas au centre mais à la gare. Mon train partait demain, à 9h, de Hambourg. J'arriverais vers 11h30 à la gare de Magdebourg.

Le lendemain, à midi et des bananes, je me retrouvais planter devant le grand portail de mes parents, une valise à la main.
Les deux colosses, me regardaient d'un ½il suspect. Je m'approchais donc.


-Mademoiselle, vous désirez ?
-Je suis venu voir Bill Kaulitz ! M'exclamais-je avec autorité.
-Comme tant d'autre ! S'exclama le vigile en souriant.
Allé circulez mademoiselle.


L'étourdie, ne les avaient pas prévenus de ma visite. Je pris mon téléphone et l'appela.


PDV Roxanne :

Depuis ce matin, Simone s'activait un peu partout dans la maison. Il me semblais, qu'elle avait fait un effort pour s'habiller. Ses longs cheveux bouclés étaient attachés, et elle s'était légèrement maquillée.

-Maman, tu sais, tu ne reçois pas la visite d'Angela Merkel. Juste d'une amie ! Au même titre qu'Andreas.
-Oui, oui, je sais. Mais c'est tellement rare que tu invite des amies, je veux dire, fille. Pas comme ton frère !
-Oui, bah si c'est pour que tu te tue à la tâche comme ça, j'en inviterais plus !


Elle sourie, sans pour autant arrêté de cuisiner. Je soupirais et retournais dans ma chambre.
Tom, lui, dormais toujours.
Vers midi et quart, mon portable vibra.

« -Oui ?
-Bill ! Je suis en bas, est ce que tu pourrais, s'il te plait, venir me chercher.
Car tu aurais apparemment omis de les informer de ma venue !
-Ah, oui ! Excuse-moi, j'arrive tous de suite. »


Ma rencontre avec le grand Bill Kaulitz, était donc imminente.
Je soupirais. Je me souviens que par le passé cela avait été mon plus grand rêve. Aujourd'hui, je ne savais plus si je le désirais aussi ardemment. Tant de chose avait changée.
Je pris une veste, et descendis les escaliers en vitesse.


-Elle est arrivée ? Cria ma mère de la cuisine.
-Exact, je sors la chercher et je reviens.


Pour toute réponse, j'entendis un bruit de casserole s'écrasant sur le sol.
Je souris en refermant la porte derrière moi.
En cette fin de matinée, l'air était frais et vivifiant. Je pris le sentier menant au jardin. Mes pas résonnaient sur le gravier, brisant le silence bourgeois du voisinage.
Puis, au loin je vis la silhouette, la mienne. Cela me fit un choc. Evidemment, je savais qu'il se trouvait dans mon corps. Mais, je pense que mon subconscient ne l'avait pas encore totalement intégré. Comment s'habituer à quelque chose d'aussi étrange ?
Bill regardait à travers mes yeux émeraudes, les deux énormes vigiles, d'un air de défit et de satisfaction.
L'image était relativement drôle, car ma personne devait faire 4 têtes de moins que les géants.
Je crois que Bill, fut aussi choqué que moi, lorsqu'il m'aperçut.
J'ouvris la porte du portail, sous le regard surpris des men in black.

-Alors, messieurs, vous ennuyez mon invitée ? Dis-je aux deux vigiles tout en décochant un clin d'½il à Bill.
-Excusez-nous, mais vous ne m'aviez pas prévenu. Murmura l'un des vigiles.
Comment pouvions nous devinez que ce n'était pas l'une de ces groupies, qui trainent constamment autour de cette maison ?
-Elle ressemble à ces groupies hystériques ? Répliquais-je piqué au vif. Après tous, c'était de moi qu'il était en train de parler.
-C'est pas si grave ! Allé on y va ? Lança Bill en rigolant, surement devant mon regard teigneux.


Il me suivit de l'autre côté des barrières.


-Tu sais, je suis soulager, que tu ne fasses pas partis de ces groupies hystériques, comme tu le dit. La situation est déjà délicate. Ca aurait été gênant, que tu agresse quelqu'un du groupe...
-Pas de quoi. Lâchais-je, plus froidement que je ne l'aurais voulus.


Je guettais sa réaction, il semblait dérouté.
Sa valise trainait bruyamment sur les gravillons.


-Tu veux peut-être que je t'aide ? Demandais-je de meilleure humeur.
- Ca va pas ? Je vais pas laisser une fille porter ma valise.
-Bill, en l'occurrence c'est moi l'homme ici, allez passe. Je sais que je ne suis pas très musclé.


Il sourit en me là tendant.


-Putain, ta dévalisé mon armoire ou quoi ? M'écriais-je vacillant sous le poids de la valise. Alors que je tentais de la soulever pour éviter aux roues de s'abimer sur le gravier.
-J'ai jamais été très doué, pour faire des valises. Répondis t'il gêner.
-Ni pour ranger ta chambre. Ajoutais-je.


Je le vis sourire. Je ne l'imaginais pas vraiment comme ça. Je le pensais plus extravertie.
Et avec plus de répondant. Je pris les clés d'une main et tentais d'ouvrir la porte.

-Ouais, la serrure est un peu prise de tête. Laisse, je m'en charge.

Je lui tendis donc les clés. Le regardant faire, habilement. En faite, le truc, c'était de soulever la poignet, tout en tirant la porte vers soit. Le tout en enfonçant la clé à moitié dans la serrure avant de la tournée. Bref, comme il le disait, c'était prise de tête.
Il se tourna vers moi, un sourire emplissant son visage, enfin, le mien. Tout en me tendant les clés. Je le remerciais, en poussant la porte.
Une fois entré, je déposais la valise prés de la porte. Simone déboula de la cuisine tel un chien enragé.


-Enchanté, je m'appelle Simone ! S'exclama-t-elle, en donnant une étreinte à Bill.
-Bonjour, moi c'est Roxanne.


Simone lui sourit chaleureusement avant de se tourner vers moi.


-Bill, c'est terrible ! Le riz a littéralement cramé au fond de la casserole, et le poisson à faillit brûler dans le four.
-Tu as réussi à faire cramer le riz ? Collé, je comprends, mais cramé ?
-Je pensais qu'il fallait attendre que toute l'eau s'évapore...


Bill explosa de rire à côté de moi. Je ne pus m'empêcher de faire de même. Simone nous regarda gêner ne sachant si elle aussi devait rigoler.
Une fois que Bill eu finit de se marrer, il posa une main compatissante sur l'épaule de sa mère tout en lui disant :


-C'est pas grave madame, une pizza me conviendra parfaitement.
-Tu as tout à fais raison ! S'exclama Simone, reprenant des couleurs.
Les garçons prennent des 4 fromages, et toi tu veux quoi ?
-Une 4 fromages me parait pas mal !


C'est à ce moment que choisis Tom pour apparaître. Une serviette autour des cheveux, il devait probablement sortir de la douche.

-C'est quoi cette odeur de brûler ? Murmura Tom, le regard suspicieux.
-Ta mère qui a tenter de cuisiner poisson/ riz. Répliqua Bill.
-Aïe ! Pizza ? demanda Tom.
-Tout à fait ! Répondis une fois de plus Bill.


Tom poussa un cri de soulagement, sous le regard assassin de sa chère mère.
Puis il avança vers nous et fit la bise à Roxanne.

-Enchanté, Roxanne ! Je pense que je n'ai pas besoin de me présenter.
-Ca ne sera pas nécessaire. Répondis Bill.
-Alors comme ça c'est toi qui as conquis le c½ur de mon jeune frère ?
-Tom... Grognais-je.


Bill m'observa un regard en coin. Je le vis lever les yeux au ciel. Il avait compris. Après tous, ils étaient jumeaux...

-Bon, on va poser tes affaires ? M'exclamais-je attrapant sa valise d'une main.
-Oui ! Dit Bill, en me suivant dans l'escalier.


On se dirigea vers sa chambre. Une fois à l'intérieur, il referma la porte derrière lui. Il paressait soucieux. Je m'enquérais donc de son état.

-C'est, juste bizarre, d'être reçu comme un étranger dans sa propre famille.
C'est stupide, je ne sais pas à quoi je m'attendais...
-Je comprends. Murmurais-je en posant une main réconfortante sur son épaule.


Son regard traversa la pièce.


-Euh... Nous allons tous les deux dormir ici ? Bredouilla-t-il en rougissant.
-Je n'y ai pas vraiment réfléchis. Répondais-je en observant le lit d'une place et demie.
((Oui, ça existe.))
Il n'y a pas de chambre d'ami caché quelque part, je présume ? Il me fit signe que non.
A moins, que cela te gène vraiment, et dans ce cas, je dors dans le canapé, je pense que c'est la seule solution.
-Je ne vais pas te laisser dormir dans le canapé, il est tous le contraire de ce que l'on peut appeler confortable. Non, non, dormons tous les deux. Une fois de plus, il s'empourpra en s'entendant prononcer ces mots.
Après tous, nous ne sommes plus des gamins. Reprit t'il, plus sérieux.
-Je pense aussi.


C'était particulièrement étrange, de voir parler Bill à travers moi. C'était ma peau, mes cheveux et mes yeux. Mais les expressions de mon visage étaient différentes, les intonations de ma voix avaient également changé. Je trouvais le tous, beaucoup plus doux, beaucoup plus beaux. Mon âme était donc le fruit pourrit de mon corps ?
Je soupirais.
En bas, Mme Kaulitz nous informa que les pizzas étaient arrivées.

-Ils ont fait vite ! M'étonnais-je.
-Normale, ici, tous le monde connaît notre adresse. Alors lorsqu'ils l'entendent, ils se précipitent pensant obtenir un gros pourboire.


Les avantages de la célébrité...


Bon, trés long chapitre !
Et également, mon premier Lime.
J'espère ne pas vous avoir décus, ce n'est généralement pas mon fort.
Voilà, sinon, on en apprend un peu plus, sur Roxanne. J'attend vos réaction !
Je voudrais également parler du personnage de Simone. Je m'amuse vraiment à raconter ses mésaventures. (J'espère que vous-vous amusez, également en les lisants)
Pour la crée, je me suis inspirée, de la mére d'une de mes amies qui est aussi tête en l'air et aussi jeune dans sa tête.
Mais également de mes talents de cuisiniére. Oui, l'épisode du riz, m'est réellement arrivée...
CHUT!

D.
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#Posté le jeudi 11 mars 2010 16:22

Modifié le mercredi 07 avril 2010 08:35

Chapitre n°IV : Les maux m'échappes, ils filent entre mes doigts un lien infrangible.

PDV Bill Kaulitz :


Je suivis donc Roxanne dans la cuisine.
C'était très dur, de ne pas me trahir. De perdre toutes mes habitudes. Comme par exemple ne pas appeler ma mère, « maman ». De faire semblant de ne pas savoir où se trouve tels ou tels objet.
Pendant tout le repas, Tom n'avait pas arrêté de m'observer. Cela me gênait. Je connaissais trop bien cette expression, il était en mode « chasse ». Le problème, c'est que le gibier, aujourd'hui, c'était moi, son frère.
Roxanne ne semblait rien remarquer. C'est vrai qu'il était discret. Mais, moi, il ne pouvait pas me tromper, je le connaissais bien. Trop bien. Je voyais, dans son regard, cette flamme de désire.
Je ne pouvais pas lui en vouloir. Je trouvais Roxanne, mignonne, et Tom et moi avions les mêmes goûts. J'en vins à me poser une question. Est-ce que si je sortais avec Bill, enfin Roxanne, enfin Bref ! Vous avez compris. Est-ce qu'il me regarderait comme ça ?
En d'autre terme, serait-il capable de piquer ma copine. Cela me perturbais. Le problème ne s'était jamais réellement posé car, il faut l'avouer, que j'avais rarement eu de longues relations.
Ne pensez pas non plus, que je suis le petit saint dont tous les journaux parlent.
Evidemment, j'ai déjà couché avec des filles en tournée. Je suis un homme avant tous.


-Ou se trouve, Go... enfin, votre mari ? Demandais-je à ma mère.
- Aujourd'hui, il travaillait, tu le rencontreras ce soir ! Répondit-t-elle joyeusement.
Et puis, tutoie- moi. Je ne suis pas si vieille que ça.


La question de l'âge avait toujours été un problème pour elle. Ce n'était pas qu'elle voulait rajeunir, non, c'est qu'elle ne s'apercevait pas qu'elle vieillissait.
De ses 44 ans, elle se prenait encore pour une jeune adulte d'une vingtaine d'année.
Je souris. Roxanne remonta dans ma chambre et redescendit un paquet de clope à la main.
Elle sortit dans le jardinet et s'en alluma une. Je la rejoins suivit de prêt par Tom.
Cela faisait plusieurs jours que je n'avais pas fumé. Mon corps n'étant pas dépendant, je n'en avais pas ressentis le besoin. J'en eu soudain envie, comme si il s'agissait de chocolat.
Je voulais sentir l'enivrante fumée s'infiltrer dans ma gorge, dans mes poumons.


-Est-ce que, je peux en avoir une ? Demandais-je à Roxanne.
-Tu va pourrir TES poumons. Répondit-t-elle froidement, en insistant sur le « tes ». J'avais tout à fais compris l'allusion.
-S'il te plait ? Retentais-je.


Elle soupira et m'en tendis une. Je l'allumais rapidement, me délectant de ce goût unique.


-Bon ! Les enfants, vous voulez faire quoi aujourd'hui ? Questionna-Tom.
-Vous n'auriez pas un baby-foot, par hasard ? Demandais-je, connaissant évidemment la réponse.
-Si dans le garage ! Je vous prends tous les deux ! S'exclama Tom.


Nos clopes finies, on se dirigea donc vers le garage, dans le fond du jardin. Enfin, le garage se trouvait être, en vérité, un cabanon.
A l'intérieur, Tom, alluma une petite lumière électrique.

-On prend les bleus ! M'écriais-je en me précipitant vers les mannette des défenseurs.
-D'accord, soupira Tom, qui je le savais, aurait bien voulu les bonshommes bleue.


La partie commença. Roxanne se trouvait être ; vraiment nul à ce jeux. Ce qui n'était pas mon cas. Je réussis à placer trois buts du goal. Et en laissais passer deux.

-C'est parce que y'a ta copine à côté de toi, que tu joue comme un flan ? Lança Tom à l'encontre de Roxanne.
-Non, c'est ta sale tronche de rat qui me perturbe. Répliqua-t-elle énervée, tout en marquant son premier but.


La suite du jeu, se déroula mieux. Elle commençait à comprendre le système.
Vers, 17h, la partie s'achevait, nous avions gagné 3 parties sur 5.
Ensuite, on retourna dans le salon, se prendre un chocolat chaud et regarder un film.
C'était l'un de ces films d'amour quelconque. Et j'étais le seul, pour ainsi dire, véritablement captivé.
Tom envoyait des texto, pendant que Roxanne, n'arrêtait pas de critiquer le film.

-Elle est vraiment stupide cette fille, elle devrait l'oublier cet abrutis.
-Oui, mais elle l'aime !
-Oui, et bien l'amour, ça rend con !


Je ne répondis pas. Le film se termina, j'avais mal au ventre. Je partis me coucher dans la chambre. Roxanne, me rejoint peu de temps plus tard.

-Y a Andréas, qui va passer diner !
-Cool, murmurais-je.
-Ca ne va pas ?
-J'ai mal au ventre.


Elle parut réfléchir à mes quelques mots.

-On est le combien Bill ?
- Le 22 il me semble.
- Bon et bien, j'ai l'honneur de t'annoncer que tu as tes règles. T'as pris des tampons ?
- Putain, le truc horrible qui fais souffrir les filles et les rendent excécrables ? Elle acquiesça en souriant.
Euh... non, j'ai pas pris de tampons.
Tu sais, j'ai pas vraiment l'habitude de ce genre de chose ! Repris-je, en la voyant lever les yeux au ciel.
-Oui, oui. Bon est-ce que tu sais, si il y a un supermarché ici ?
- Oui, il y en a un pas trop loin.
-Okay ! Alors, prend ton manteau, on y va.


Je me levais et pris une veste.

-Attends, je reviens ! Dis-je en me dirigeant vers la salle de bain.

J'ouvris la porte du placard à médicament et saisi un Doliprane. Ca devrait aller mieux.
Puis je rejoins Roxanne qui m'attendaient en bas.

-Bill, si tu tiens à la vie, tu devrais peut être, te déguiser ou quelque chose comme ça ? Fis-je mine de demander.
-Exact !


Elle remonta en vitesse les escaliers, et redescendit quelques minutes plus tard, un bob sur la tête et de grosse lunette sur les yeux.


-On va se promener ! Lança-t-elle à la maison silencieuse.

Personne ne répondit. Ma mère faisait de la peinture et Tom affalé sur le canapé, naviguait sur internet, et écoutait du rap (de merde).
Les vigiles nous saluèrent, lorsque l'on passa devant eux.
Le supermarché se trouvait à a peine 10 minutes de la maison, on y arriva donc très vite.
Roxanne se dirigea immédiatement vers l'un des rayons.
Elle regarda quelques minutes l'énorme présentoir de tampons ou serviette hygiénique.
Je me mis moi aussi à les observer. Ils y en avaient de toutes sortes. Avec ou sans applicateur, mini, moyen, maxi. De tel ou tel marques.
Et concernant les serviettes s'étaient encore pire.
Comment les filles arrivent-elle à s'y retrouver dans tous ça ? C'est encore plus stressant que passer le BAC.
Je la vis saisir une boite et me la tendre.

-Tiens ça, ça ira.

Mon regard divagua autour de moi. Une vieille femme nous regardait soupçonneuse.
C'est vrai qu'elle ne devait pas voir tous les jours, des garçons choisir les tampons de leurs copines.
Je pris la boite qu'elle me tendait, (moyen avec applicateur) et me dirigea vers les caisses.
Cela finit, on retourna en vitesse dans ma chambre.
Je posais la boite sur le bureau, l'ouvrit et observa l'un des tampons. Comment on mettait ce truc ?
Derrière moi, j'entendis Roxanne éclater de rire.

-Qu'est ce qu'il y a ? Lâchais-je agacé.
-Tu le regarde, comme si c'était un engin de torture.
-C'est pas le cas ? Murmurais-je en haussant un sourcil.
-Tu n'as pas la moindre idée de la façon dont ça se met, n'est ce pas ?
-J'en ai une vague idée. Mais, je ne vois pas trop à quoi ça sert ce bidule. Répondis-je en faisant coulisser, un truc en plastique, qui devait être le fameux applicateur.
-Tu veux que je te montre ? Soupira-t-elle calmement.
-NON ! Eclatais-je d'une voix criarde, me demandant si elle était réellement sérieuse.
-Tu sais, Bill, c'est avant tous mon corps. J'ai plus que l'habitude de me voir à poil et de me mettre des tampons.
-Oui, mais pour le moment, je suis dans ton corps et ça me gêne. Répliquais-je en me sentant rougir.
-D'accord. Bon ça tu le mets dans le vagin, tu l'enfonce pas trop sinon...


Elle commença donc à m'exposer la meilleure façon de mettre un tampon. C'était extrêmement embarrassant. Je commençais à me demander si cette fille n'était pas un alien. N'importe quelle autre, aurait été gênée d'expliquer à un garçon comment mettre un tampon, à son propre corps. Vous me suivez ?
Encore, plus si ce garçon était une célébrité. Elle, ne paraissait absolument pas perturbée, et restait très sérieuse.
C'était moi au contraire qui me retrouvais troublé.


-...Après, si tu n'y arrive vraiment pas... Il y a la solution des serviettes. Mais ce n'est pas très agréable.
-Parce ça, ça l'est ? Répliquais-je en levant le tampon à hauteur d'yeux.
-C'est toujours mieux que d'avoir une sorte de couche. Ah, et n'oublis pas, tu les changes toutes les 2h.
-Ok, ok. Bon, je vais essayer... Murmurais-je, prenant la direction de la salle de bain, comme un condamné se dirigerait vers la chaise électrique.


Après plusieurs tentatives, je réussi enfin. C'était gênant, mais pas vraiment douloureux.
Je n'avais pas encore mes règles (jamais je n'avais pensé dire ça un jour) mais Roxanne m'en avait prédit l'arrivé imminente. C'était son cycle hormonal après tous, je l'avais donc écouté.
Une heure plus tard, Andréas arriva enfin. Nous devions repartir demain. C'était donc la dernière soirée que nous passions avec lui.
Puis se fut au tour de Gordon, mon beau-père, d'arriver. Ce dernier me serra la main.
Ma mère avait encore une fois tenté de faire à manger. Et ça c'était terminé en plats japonais.
Livrés évidemment. Je ne sais pas pourquoi, mais depuis que nous avions quitté la maison, ma mère tentait à tous pris de devenir une mère modèle.
Elle avait même essayé le tricot, une fois. Si, si je vous jure. Ca c'était terminé avec deux points de sutures à la main. Ne me demandez pas comment elle a fait son compte, je n'en ai pas la moindre idée.
Mais ma mère avait également, beaucoup de bon côté. Créative, elle nous aidait toujours lorsqu'il s'agissait d'art plastique, d'exposé etc. Là, son cerveau regorgeait d'idée. Et nous avions toujours les meilleures notes.
En résumé, ma mère était le genre de femme capable de vous faire, une maquette de la tour Eiffel, avec deux boites d'allumettes, en moins de 4h. Mais elle était totalement incapable de cuir un ½uf, à peu prés correctement.
Avant, c'était Gordon qui cuisinait.

-Et vous, monsieur, vous ne cuisinez pas ? Demandais-je à mon beau-père.
-Je me débrouille. Mais depuis peu, Simone a décrété que la cuisine était son territoire. Elle mord, si je m'approche d'une casserole. Je la laisse faire, mais c'est un peu flippant. J'ai pris l'habitude de garder un extincteur prés de moi, lorsqu'elle se livre à ses « expériences ».
C'est un peu comme si tu avais une bombe à retardement dans ton salon, sans savoir quand ça risque d'exploser.


Un torchon lui atterrit dans la figure, sous le rire collectif. Simone avait évidemment surpris notre discussion.

-Si tu m'aimais vraiment, tu devrais m'encourager dans mes efforts !
-Mais je t'aime ma puce. Je te laisse essayer, parfois je goute même ce que tu fais. C'est déjà, crois moi, une grande preuve d'amour !


Ma mère joignit son rire au notre. Une fois passé, j'observais Roxanne.
Dans ce milieu familial, elle paraissait totalement à l'aise. Je me demandais si c'était également le cas chez elle. Je n'en avais pas eu l'impression.

Le repas achevé et Andréas partis. On regagna nos chambres. J'étais exténué et demain, David passait nous chercher vers 8h00. On prit donc la décision de ne pas veiller.
Je partis dans la salle de bain prendre une douche, pendant que Roxanne lisait sur mon lit.
Une fois finis, je revêtis un bas de jogging et m'aperçus que j'avais oublié de prendre un tee-shirt. Je sortis donc de la pièce en soutien-gorge.
C'est ce moment que choisis Tom pour allé pisser. Lorsqu'il m'aperçut, il me siffla tout en me décochant l'un de ses clins d'½il.
Je pris l'initiative de ne pas répondre, et de me précipiter dans ma chambre. Une fois à l'intérieur je saisis un débardeur dans ma valise et le revêtis.
Roxanne m'observa un petit moment.

-Quoi ?
-C'est quoi la marque, que j'ai au cou ? Dit elle, en s'approchant de moi et effleurant une marque brune, que j'avais jusqu'ici réussis à dissimuler.
Un suçon. Reprit-elle.
Intéressant, c'est Julien ?
-Pas vraiment. Chuchotais-je en m'empourprant de nouveau.
-Ah ? Et qui c'est ? S'exclama-t-elle, en levant un sourcil, intriguée.


Elle ne paraissait pas énervée. Je décidais donc de lui dire la vérité.

-Et bien. J'ai fais la connaissance de ton oncle.

Son regard se troubla. Elle était soucieuse. Je la vis mordre sa lèvre inférieure. Je pense qu'elle cherchait la meilleure attitude à adopter.

-Bill, je suis vraiment désolé de ce qui...
-T'en fais pas. Il ne s'est rien passé de très important. Mais je m'inquiète pour toi. Tu ne veux pas en parler ?
-Non. Dit elle froidement, avant de retourner dans le lit.


Une fois n'est pas coutume, je pris la décision de ne rien ajouter. Je partis donc me coucher prés d'elle, éteignant les lumières au passage.
Lorsque le réveil sonna, le lendemain matin, je n'avais qu'une envie... Me rendormir.
Roxanne, elle, se leva aussitôt. Sortant du lit et m'écrasant au passage.

-Aller ! Debout, la flemmarde !
-Encore 5 min... T'as ronflée toute la nuit en plus.
-Rectification, TU as ronflé toute la nuit ! C'est ton corps, qui ronfle, pas le mien.
-Merde... Je ne savais pas. C'est carrément anti-sexy, ça... murmurais-je, ensommeillé.
-Je suis d'accord ! Bon allé! Lève toi, si tu veus avoir le temps de déjeuner.


L'appel des céréales gagna contre celui du lit douillé. Je me vêtis donc en vitesse, et pris la direction de la cuisine.
Tom était déjà affalé sur la table, mâchant lentement ses corn-flakes, et regrettant visiblement de ne pas être resté couché.
Je le saluais, il me répondit par un signe de tête. Roxanne déboula dans la cuisine, visiblement affolée.

-Tom ?! Quand est-ce que l'on reprend la tournée, exactement ?

Il réfléchit quelques seconds. Enfin, ce fut surement le temps qu'il lui fallu pour assimiler la question.

-Euh... Demain soir, il me semble.
-Quoi ? Déjà ? s'écria-t-elle.
-Et Oui... Nous serons de nouveau sur la route. Non-stop dans le camion. Et avec David constamment sur notre dos.


Elle ne l'écoutait déjà plus. Fourrageant dans ses cheveux toutes les trentes secondes.
Je lui tendis le bol de céréale que je m'étais initialement préparé.
Elle en avait plus besoin que moi.
Elle me remercia d'un vague sourire, et commença à vider distraitement le contenus du récipient. Ses mains tremblaient.
Je fus soudain moi aussi pris d'un violent stress, qui me coupa l'envie de manger.
J'avais mal au c½ur. Je pris donc en tout et pour tout une clémentine.
Le concert était demain soir. Mise à part un miracle, cette soirée serait un fiasco.
C'est en silence, que l'on finit notre repas, avant de remonter dans nos chambres respective, de prendre nos valises et de les redescendre. Puis, l'on sortit fumer en attendant le bus. Simone et Gordon nous rejoignirent, tous deux en pyjama. S'en suivis de longues étreintes, avant que le véhicule n'arrive enfin et ne nous emporte vers la catastrophe.

A l'intérieur, Gustav et Georg nous attendaient déjà. Les garçons se saluèrent avant de me présenter. Puis arriva David. Roxanne l'avait mise au courant, de ma venue, seulement hier.
Je savais que ma présence le dérangeait un peu, mais qu'il n'avait rien dit, puisque c'était Bill qui lui en avait fait la demande. Tom aurait obtenus une réponse bien différente.
Je partageais encore une fois, la chambre (beaucoup plus étroite) avec Roxanne. Ne possédant pas de placard, on entreposa nos valises sous le lit.

-Bon ! Lâcha-t-elle.
Bill, es-tu capable de relever un défit ?
-Tous dépend du genre de défit.
-Peux-tu m'apprendre l'intégralité des chansons, de la chorégraphie, des déplacements et tous ce que j'ai besoin de savoir pour ce foutu concert, en deux jours ?
-Je ne sais pas, c'est-à-dire, que...
-De toute manière tu n'as pas vraiment le choix. C'est ça, ou ta carrière et celle de tout ton groupe est fichus.
-Bien, bah... Je vais essayer.



Bon, mon cher ordinateur, ayant été prit d'une petite crise de folie, a supprimé cette article.
J'ai donc dus tout recommencer -_-'
Bref, ne vous inquiétez pas si vous ne voyez pas vos commentaires ou quoi que ce soit. C'est normal !

Bonne lecture, a ceux qui ne l'ont pas encore lus !

D.
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#Posté le lundi 15 mars 2010 08:44

Modifié le mercredi 07 avril 2010 09:49

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